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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 02:17

 

 

     2H00 du matin. Heure propice aux divagations, ce n'est plus à prouver, je ne vous apprends rien, et vous êtes à cet instant en droit de penser: "si c'est pour nous servir ce genre de tirade emobaudelairienne de suicido-dépressif poète de Médeux, tu aurais mieux fait de garder la tête dans tes animations et dans les croquettes de ton chat; en un mot: il ne fallait pas venir nous emmerder avec tes histoires".

Mais comme je nourris le secret espoir d'étayer un peu cette affirmation populaire dans la suite de mon propos, vous seriez bien adorables de me laisser cette opportunité. Asseyez-vous confortablement, restez debout pour ceux qui préfèrent, mais quoi qu'il en soit tenez-vous la main et tentez de ne pas vous égarer dans le nuage de poussière qui a envahi les tréfonds de mon blog cette année durant laquelle je n'ai absolument rien posté.

 

 

A deux heures du matin donc, on pense, et souvent à des trucs idiots. Mais au milieu de toutes ces questions inutiles ("est-ce j'ai bien pensé à racheter du papier aluminium chromé recyclable double épaisseur ?", "La langue, finalement, c'est bien dans le sens inverse des aiguilles d'une montre ?", "si "pré" est un préfixe qui signifie "devant", et sachant qu'on appelle la peau autour du gland un prépuce, cela signifie-t-il qu'on nomme aussi le gland "puce" ?"), certaines passent la frontière des interrogations futiles et s'élèvent au rang de questionnement potentiellement intéressant.

Bien souvent, on arrive alors dans la zone dite de la Remise en Question Existentielle (RQE), dont la porte d'entrée devrait, si le monde était honnête, être ornée de ces mots: "Zone à risque, vous y serez seul, démuni, sans personne pour vous rassurer ou vous tirer de vos élucubrations, avec un fort risque de vous abandonner à la dépression nocturne, celle qui consiste à fixer intensément son plafond en soupirant et en priant pour dormir vite, vite, VITE."

 

Mais bien entendu, malgré tous les dangers de la zone RQE, que vous connaissez par coeur tant vous avez longé ses frontières, pénétré ses terres et exploré ses ravins, vous y entrerez quand même. Un peu comme quand on vous demande si vous voulez manger mexicain, et que vous répondez oui, même si les cent douze fois précédentes vos repas exotiques se sont soldés par un abonnement renouvelable au Smecta.

Vous y entrerez, donc, avec l'espoir secret de comprendre un tas de choses intéressantes sur vous, de solutionner vos quelques petits problèmes, de résoudre enfin ces schémas dans lesquels vous retombez tous le temps; peut-être juste, en fait, cherchez-vous le moyen de grandir. Vous fouillerez dans vos souvenirs, revivant toutes ces situations qui vous ont marqué plus sûrement qu'au fer rouge, interrogeant en pensée votre famille, vos exs et vos amis, ceux qui vous ont connu mieux que personne, qui ont vu vos défauts et vos traumas, qui vous ont mis le nez dedans et vous ont aidé à grandir. Vous chercherez des réponses à des questions que vous ne savez même pas poser, vous vous torturerez l'esprit pour, quoi en fait ? Le plaisir masochiste d'inventer des soucis quand il n'y a pas à se plaindre ? L'impression grandissante de donner de la profondeur à sa vie ? Combler votre âme de matheux qui n'en a pas assez de résoudre des problèmes la journée ?

 

Le pire, peut-être, c'est de s'apercevoir que tout ça est très chiant, pas pour vous mais pour les autres, ceux qui vous répondront toujours "mais quel besoin tu as toujours eu de te compliquer la vie pour rien, oublie tout ça bordel, viens prendre une cuite et mater TF1". On se visualise en mamie Mireille qui saoule toujours tout le monde aux repas de famille avec son chien "qui a une diarrhée permanente et je comprends pas pourquoi", ou encore en tous ces gamins chiants qui viennent tirer ta jambe de pantalon en braillant "eh oh eh t'as vu eh eh eh dis eh je me suis coupé avec une feuille eh dis eh eh t'as vu eh". Personne n'a envie d'être chiant. Etre chiant c'est prendre le risque de ne pas être bien accepté socialement, et pire, être triste c'est potentiellement être montré du doigt de loin, "t'as vu lui, il a des problèmes dans sa tête", et les gens qui sont tristes, personne n'a envie de leur compagnie, parce qu'elle est triste, elle aussi.

 

 

Alors on essaie de dormir, parce que c'est chiant d'avoir des problèmes nuls (cette phrase a tout à fait sa place au palmarès des formules toutes faites telles que "ça fait du bien de manger" ou "on est bien, au chaud", je ne vois pas qui peut contester cette affirmation, à part peut-être un poulet dans un four, et encore)). On remet à plus tard, on se persuade que ça ne compte pas, que c'est de la branlette psychologique. Mais les questionnements, à la façon des morpions, c'est tenace. Et puis ca vous accompagne partout et se rappelle à vous, comme un enfant, ou plutôt une mauvaise grippe (entre nous, franchement, y a-t-il des "bonnes" grippes ?) : dans votre lit, le matin dans le bus, le midi à la cantine, en soirée dans l'alcool et j'en passe.

Une grippe (ou un enfant, voyez ce qui vous parle le mieux), ça ne disparaît pas quand on l'ignore (enfin, pour les enfants, au final, j'en sais trop rien). Alors, n'ayons plus crainte de nous enfoncer dans les eaux troubles de la zone RQE. Prenons le risque d'être jugé, moqué, fui, étiqueté "relou", crucifié sur l'autel des "pas marrant". Tentons par dessus tout de répondre à nos propres questions, d'écouter nos doutes, d'affronter nos remises en question, en gardant l'espoir de grandir. Car être épanoui, serait-ce seul dans sa tête, vaudra toujours mieux, à mon sens, qu'un sourire feint au milieu d'une foule de gens.

 

 

 

Personnellement, j'ai enfin sommeil.

 

 

 

NB: Clique ici pour obtenir un mode veille pour ton cerveau et éviter les tortures nocturnes de

l'esprit !

 

 

 

 

 

 

 

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 05:13

 

 

Je viens ici parler d'un problème qui me touche et dont je suis sûre je ne suis pas la seule à souffrir.

Normalement, si vous lisez ceci, vous êtes quelqu'un de bien (ouais, il n'y a que des gens biens qui viennent sur mon blog), et comme vous êtes quelqu'un de bien, il arrive parfois, quand il fait beau, ou quand ils ont bu, au choix, que vos congénères aient subitement envie de vous adresser la parole, voire de converser avec vous. A cela, rien de mal: c'est dans l'échange avec son prochain que l'on trouve sa voie (ou alors en regardant sur le panneau des départs à l'entrée de la gare).

Cependant, il peut arriver, certaines fois, (parce qu'il fait moche, parce que vous sortez d'un rendez-vous gynécologique, parce que vous êtes au beau milieu d'une gastro-rhino-pharyngo-otite-pulmonaire-bronchiofaciale, ou simplement parce que, au fond, vous n'en avez pas grand chose à foutre), que vous éprouviez quelques difficultés à accorder de l'attention aux propos (fort intéressants, probablement, mais plutôt dans une autre vie) de votre interlocuteur.

Mettons. Vous êtes là, tranquille, assis dans le bus / à votre poste de travail / au repas de famille / à une terrasse de bar / à un enterrement [liste non exhaustive, dont la suite ne dépend que de l'imagination des lecteurs], à ne penser à rien d'autre qu'à la manière dont vous allez procéder pour vous gratter discrètement l'entrejambe sans trop qu'on vous remarque, parce que ouais ça se fait pas il paraît mais bordel des fois, ça fait du bien, arrête de mentir tu le fais aussi.

Et là, c'est le drame. Votre voisin, ou n'importe qui d'autre, se tourne vers vous d'un air inspiré, ignorant votre regard implorant qui hurle "non, s'il te plaît, j'ai pas envie de parler, en réalité je préfèrerais ingurgiter une choucroute au vomi que d'entamer une discussion avec toi là tout de suite maintenant", et lance gaiement une accroche verbale au sujet de la météo / les horaires de bus / sa cousine au troisième degré du côté de son oncle guitariste / ses verrues plantaires / un truc qui le concerne et dont tu te fous complètement.

T'essaies vraiment de lui faire comprendre, tu adorerais être capable de le regarder droit dans les yeux en lui disant "j'ai dit: pas maintenant", tu tournes mille fois ton désintérêt dans ta bouche et dans ton cerveau sans jamais parvenir à l'exprimer. Alors tu passes au plan B. "Hon-hon", "mmh mmh", "ah ouais ?", "non, vraiment ?" deviennent les uniques marques de ton manque flagrant de participation, et visiblement ton interlocuteur ne comprend pas les signaux que tu lui envoies puisqu'il poursuit avec le même entrain. Et oui parfois le mode automatique ne suffit pas.
Le sentiment de détresse qui t'envahit à l'instant est comparable à celui ressenti par un lapin pétrifié devant les phares d'une voiture. Généralement, c'est le moment où on comprend que non, rien à faire, il va poursuivre inexorablement sa litanie, alors on passe au plan C, on cherche de l'aide alentour, on essaie de capter le regard d'un tiers, ou d'un quart, en lui envoyant un S.O.S en morse en clignant des yeux.

Si le plan C ne fonctionne pas, se barrer en hurlant DIGUIDIGUIDIGUIDIIIIII en se bouchant les oreilles est une alternative qui a le mérite d'être suffisamment explicite pour qu'on ne vienne pas vous parler durant les vingt prochaines années. Quand je dis "on" cela inclut l'ensemble des gens ayant assisté à la scène (que ce soit de visu ou au JT de vingt heures). Cela annihile également tout espoir de reproduction, si toutefois vous en aviez. (mais pour certains au final ce n'est pas vraiment dommage).

 

 

NB: Clique ici pour obtenir un pass spécial permettant de mettre immédiatement fin à toutes ces discussions éminemment relous que nous avons tous envie d'éviter (valable dans tous les bus scolaires et entre midi et deux).

 

 

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 23:09

 

        Il y a eu les Huns, il y eu Gengis Khan, il y a eu Cortès, et puis dans la série des colonisateurs, on a désormais cette abomination qui a envahi la quasi totalité de nos magasins (et le corps de 70% de la population féminine à tendance "mauvais goût") en ce début d'été. J'ai demandé "mais pourquoi ?", on m'a dit "c'est la mode". Après demande à une vendeuse, ça porte un nom il paraît: couleur corail.

 

Couleur corail. Je me demande honnêtement qui, du taupe, du bleu canard ou du corail, est classé le plus loin sur l'échelle de la vomissure esthétique. Qui aurait pu deviner un jour que s'habiller en jambon serait considéré comme "in" ?

 

Mais c'est le diktat de la mode mon enfant. Elle te ferait porter n'importe quoi, pourvu que ça te donne l'air cool en société, pourvu que tu te sentes noyé, ou intégré, si tu préfères, dans une masse informe, ou plutôt uniforme, sans identité. On te dit ce qui est beau, ce qui est chic, ce qui est cool, et ce qui ne l'est pas, combien de temps ça le reste, et à quelle période ça l'est. Tu accueilles ces décisions divines les bras ouverts, mais attention, c'est pas rien ma jolie, ça vient de New York.

 

Il y a des gens dans ce monde qui s'octroient... pardon, à qui nous octroyons le droit de décider aujourd'hui de ce que nous allons vouloir demain, et tristement, ça n'a pas l'air de déranger la majorité. Nous sommes des moutons, des suiveurs, des adeptes de la mode, et notre propre désir ne nous appartient plus: ils nous imposent le leur. On leur cède notre libre-arbitre en échange, non pas d'un objet, mais du statut social qu'il confère (je comprends mieux le prix).

 

Suivre la mode, c'est une tentative désespérée (désespérée, parce que j'ose imaginer que lorsqu'on en arrive à ça, c'est qu'on croit avoir épuisé toutes les solutions) de s'intégrer dans un monde qui juge sur l'esthétique (enfin, esthétique... On parle quand même d'un monde qui vous dit que porter du jambon est tendance). Dans une société qui a perdu l'habitude, ou l'envie, de dépasser les apparences, le physique est un critère déterminant pour: se faire des amis / choper en boîte / trouver du taf / [insérez ici toutes les situations possibles, elles sont toutes envisageables].

Et comme au fond, on ne sait pas nous-mêmes ce qui est bien ou pas, il est normal alors qu'on nous impose des critères communs de discrimination, pour mieux diviser la population, pour mieux créer des clans dont le seul point commun est parfois l'uniforme.

 

 

C'est ça. En fait, la mode, c'est juste un uniforme.

 

 

 

 

NB: Combats la mode en vomissant sur toutes les fringues couleur corail à partir de demain (c'est déjà un début !)

 

 

 

Cet article a été rédigé à grands renforts de 99 Francs.

 

 

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 17:32

paté

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 19:57

 

Outre le fait que je poste peu / rarement / jamais et que pour cela j'éprouve le besoin urgent de noyer mon âme dans de l'urine de chamois pour me punir; outre le fait que j'ai cassé un oeuf dans mon sac de courses en les faisant et que ça a tout taché; outre le fait que je rentre de vacances et que je sois accueillie par un partiel imprévu en première heure: il y a une chose qui m'indigne plus que tout ça réuni. Je veux parler ici de... Non. En fait je ne vais pas le dire immédiatement, de peur de vous voir fuir à toute jambes en braillant que je suis une relou vieux jeu qui n'a rien compris au monde moderne.

 

Alors je vais amener le sujet doucement.

 

Je prends le métro, car j'ai un rendez-vous et je suis en retard, mais c'est un détail donc en fait, on s'en fout, je me retrouve collée à tous plein de gens (mélange de sueur, tout ça), sûrement tous en retard également, étant donné l'ambiance crispée environnante (mais je parlerai dans un autre article de ce lieu tout simplement vide de toute trace de joie qu'est le métro).
Au bout d'un moment, ô joie, je trouve une place assise, je m'effondre et pour occuper mon temps, décide d'observer ce qui m'entoure (on pourrait appeler ça un début d'étude sociologique, mais en fait c'est juste une recherche d'inspiration).

A commencer par la petite fille de sept ans qui est assise en face de moi, avec son petit frère à côté. Les deux gamins se taquinent, se chamaillent, ils se racontent des blagues, tout ça, c'est trop mignon-choupi ! Non je déconne, en fait la gamine a les yeux rivés sur l'Ipad qu'elle tient entre ses mains et le deuxième la regarde jouer. Et c'est pas du tout mignon-choupi.

 

Normal non ? Bah ouais. Aujourd'hui, à l'heure actuelle, là tout de suite, ouais. C'est normal d'avoir sept ans et un Ipad.

A trois ans tu joues à la DS, à sept tu passes tes journées devant ta play et tu connais chaque réplique de GTA, même les insultes et les cris de jouissance de prostituées que ton personnage fréquente assidument, dans le jeu c'est permis alors pourquoi s'en priver. A dix ans tu t'inscris sur Facebook, t'as trop la classe avec ton Ipod, ton Ipad, ton Iphone, ton I-mec et tes I-clopes; à douze tu connais mieux le web que ta table de quatre et à quinze... A quinze, t'as plus d'envie, plus de vie, la dernière fois que t'as joué à un jeu de société c'était sur l'écran bien calibré de ton nouveau smartphone; t'as oublié quelle sensation ça fait de s'allonger dans l'herbe et juste profiter du soleil; un livre, vous dites ? Connais pas.

 

Ton esprit fragmenté, défiguré par le zapping permanent, est incapable de se concentrer plus d'une seconde. Les yeux rivés sur ton portable, la main sur une souris qui t'assure la connexion permanente avec tout le monde, et surtout personne, grâce au Dieu Facebook, qui voit tout, sait tout et n'oublie jamais rien, tu payes ton forfait "Nouvelles technologies" avec tes neurones.

Mais quelle importance, maintenant qu'on sait en fabriquer artificiellement ?

 

Et puis, merde, c'est vieux jeu et pas marrant de critiquer la nouvelle génération, qu'on laisse un peu tranquille ces pauvres gamins qui auront oublié (car même pas connu) l'époque lointaine où on jouait au Poker avec des cartes dans nos mains, et pas nos doigts sur des écrans, l'époque où, enfants, on s'intéressait plus à la nature qu'aux nouvelles technologies. L'époque où on faisait autre chose de plus intéressant que passer sa vie sur Internet.
C'est pas leur faute, c'est celle de leurs parents qui ont cédé. Ou de la pression sociale.

 

 

C'est la génération qui a le réflexe de penser à sauvegarder avant de faire un choix.

La génération CTRL Z.


Merde, j'en fais presque partie.

 

 

 

NB: Clique ici pour un monde débarrassé de la I-pollution ! Un comité de lutte sera formé dans la seconde.

 

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 21:04

 

(Un truc un peu vieux mais il paraît que je dois me rattraper d'avoir été absente si longtemps (c'est ma conscience bloguesque qui me l'a dit). Ce strip avait été posté à l'époque sur le blog Kiden et Vidu que j'avais décidé de tenir avec mon pote Victor et que j'ai finalement abandonné en lui en laissant la garde.. Ce dont il s'occupe très bien.)
Télé 1

Tele_2.png

 

 

Il faut savoir qu'au final je ne suis même pas passée sur TF1, ni sur aucune autre chaîne d'ailleurs.

 

 

 

NB: Pour que personne ne te parle plus jamais le matin de toute ta vie du monde entier en te reprochant ensuite ta mauvaise humeur alors que c'est parfaitement légitime, clique ici !

 

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 21:13

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonsoir.

 

L'heure est grave.

 

Après les missiles à tête chercheuse, les lance-roquettes, les armes biologiques, Marine Lepen et la bombe nucléaire, une nouvelle arme de destruction massive a vu le jour aujourd'hui même (du moins, c'est aujourd'hui seulement que moi, Léa Parker, ait pris conscience de son réel potentiel).

Ce dont je viens parler ici porte un nom, assez commun, que vous aurez probablement entendu plus d'une fois dans votre vie au détour de conversations banales et inintéressantes, mais dont vous n'avez probablement pas bien saisi la signification.

 

 

Il s'agit des CHATONS.

 

 

A l'évocation de ce mot, vous avez sans doute imaginé une mignonne petite boule de poils avec une petite truffe humide, des petites oreilles, des tas de petites pattes avec des petites grigriffes, une petite queuqueue trop mignonne et des grands yeux emplis d'amour. J'ai bon ? Félicitations, vous êtes un humain normalement constitué (donc naïf). Car cet amour que vous pouvez... que vous croyez lire dans les yeux de votre charmant petit compagnon, il ne vous le donne pas, cet amour, il vous le deale. Et j'insiste sur ce point. Car en moins de temps qu'il n'en faut pour dire saperlipopette, vous allez devenir l'esclave affectif de votre boule de poils de compagnie, et vous ne vous en rendrez même pas compte (votre entourage non plus, étant lui aussi sous le charme. Seul quelqu'un de mentalement surpuissant pourra constater dans quel état pitoyable vous êtes en train de sombrer. Le genre cynique, rien-ne-m'émeut-rien-ne-me-touche).

Pourtant, votre nouveau statut se vérifiera à de nombreuses occasions.

 

Bibiche a fait une bêtise et a grignoté l'intégralité de vos précieux fils de votre précieux ordinateur qui vous sert à faire votre précieux boulot informatique (comprenez que, on s'attaque à quelque chose de précieux, là) ? Vilaine Bibiche ! Vous allez pour la punir et là, il devrait se passer à peu près ça:

 

2-copie-1

 

 

Comme voilà un parfait exemple de domination chatonnienne... Je sens que j'ai capté votre intérêt, là. Vous me suivez.
Mais j'ai d'autres exemples.

Et puis quand vous aurez envie de travailler (des fois que ça vous prenne), qui c'est-i qui va-t-i pas vous empêcher de bosser ? C'est Chatounette !

 

2.png
Et quand vous aurez envie de dormir parce que travailler 22H sur 24h, c'est un peu fatigant parfois... Oubliez les portes qui grincent, les envies de faire pipi, les fringales au milieu de la nuit, le stress, les mauvais rêves; tous ces trucs qui pouvaient vous empêcher de dormir NE SONT RIEN à côté des CHATONS. Votre seul et unique cauchemar désormais porte le doux nom de Kikichou et va changer vos nuits paisibles en espèce de longues soirées chiantes dans un club de scarifications (parce que oui pendant la nuit, un chat, ça griffe le nez / les joues / le front / le cou / les épaules / les bras / le ventre / le dos [ne rayez rien, toutes les mentions sont utiles]). Et vous ne pouvez rien dire, pour l'excellente raison que IL EST TROP MIGNON BÉBÉÉÉÉÉÉ ! et que si vous OSEZ faire quoi que ce soit pour que ce (putain de) chaton vous foute un peu la paix, vous allez vous en vouloir toute la nuit, parce que Bébé il est vraiment trop chou (admirez le vice du truc quoi, vous êtes à la fois victime, juge et votre propre bourreau).

3.png

 

 

Bref, je pense que vous comprenez un peu mieux ce que j'essaie d'exprimer. A l'avenir, méfiez-vous des chatons, ces êtres beaucoup trop mignons pour être inoffensifs, et préférez un poisson rouge. Ca, au moins, c'est con, même pas mignon, et surtout pas dangereux.

 

 

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 12:48

 

 

         Après mon boulot, hier soir, j'ai erré dans une grande librairie, parce que je m'ennuyais et puis parce que j'aime bien les bouquins, et puis je suis tombée sur un petit livre: "CASSE-TOI !", avec en fond un très joli drapeau arc-en ciel.
Ce symbole étant celui de la communauté gay, vous l'aurez peut-être compris, je viens ici parler d'un sujet qui me tient à coeur: l'homophobie.


Bon. Je ne pense pas qu'il soit très nécessaire de vous expliquer en quoi cela consiste, c'est le genre de choses que l'on n'ignore pas. Ce qu'on ignore trop souvent en revanche, c'est l'ampleur de ce phénomène et les conséquences terribles qu'il engendre.


Je peux difficilement en parler de manière personnelle, puisque je n'ai pas eu la malchance de vivre de nombreuses mauvaises expériences. A mon échelle, je peux vous parler des regards biaiseux dans la rue, ou des réflexions douteuses ("non, mais, c'est une maladie, hein, franchement c'est pas normal". MAIS ! Ce n'est pas grave ! Puisque "Non mais ça me dérange pas hein, tu fais ce que tu veux, j'ai rien contre ! Mais c'est une maladie, quoi".
Je pourrais aussi reprendre l'exemple de ce petit chrétien d'à peine dix-huit ans (je sais j'en ai déjà parlé, mais bite, c'est mon blog, j'ai le droit de me répéter) venu nous voir dans le métro, en nous demandant d'une manière extrêmement polie (ce qui contraste pas mal avec le contenu de sa question): "Excusez-moi de vous importuner, mais savez-vous ce que dit la Bible au sujet de l'homosexualité ?" (hésitant entre l'écarteler et le pousser accidentellement sous un wagon, nous avons préféré quitter les lieux en limitant la violence autant que possible, car la violence ne règle pas tout il est bon de le rappeler, même si des fois ça aide).
C'est tout pour mon expérience personnelle, comme expliqué plus haut je n'ai aucun incident grave à déplorer, fort heureusement pour ma personne je vis dans un entourage ouvert et pas trop craignos.


Ce qui n'est pas le cas de nombreuses personnes, comme en témoigne ce fameux bouquin cité plus haut, "CASSE-TOI", qui rassemble les témoignages de jeunes gays/lesbiennes, la plupart expulsés de chez eux avec fracas pour leurs préférences amoureuses / sexuelles, par leur propre famille ! La suite est classique, ces expulsions se soldent généralement par une recrudescence de nouvelles têtes chez les baby tramps (j'appelerai ainsi tous les SDF qui ont limite encore une tétine dans la bouche), et une prostitution précoce, filles comme garçons. L'ensemble ayant de fortes probabilités d'augmenter le taux de suicide chez les jeunes.


Fort heureusement, à Montpellier, le Refuge voit le jour en 2003. Comme son nom l'indique, la vocation de cette association est d'offrir un hébergement temporaire et un soutien aux jeunes victimes d'homophobie et de transphobie. Depuis, quatre autres délégations ont vu le jour à Paris, Lyon, Marseille et Toulouse. De la même manière, les centres LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transexuels) oeuvrent pour aider les jeunes homosexuels en proposant des séances d'écoutes, des expositions, de la documentation à destination des jeunes et de leurs parents, ou des écoles, ...


La communication et l'acceptation dans ce domaine sont en net progrès depuis une trentaine d'années, ça c'est un fait.
Seulement, et on l'aura constaté récemment avec les programmes politiques, et encore plus récemment avec ce fameux 15 août et la prière anti-gay "implicite" de nos amis chrétiens, nombreux sont ceux qui s'opposent encore au mariage gay, et nombreux sont ceux qui justifient leur avis par la volonté de conserver les valeurs traditionnelles du mariage.


Soit. Ce n'est pas que j'ai franchement envie de me marier, vu que ça semble désormais être le chemin le plus sûr et le plus court vers le divorce. Ce n'est pas que je veuille pouvoir choisir de me marier. C'est plutôt que comme beaucoup, je veux pouvoir choisir de ne pas me marier. La nuance, c'est qu'aujourd'hui, je n'ai pas le choix.
Par ailleurs, ça me parait indéniable que refuser le mariage aux homosexuels, c'est refuser de les considérer comme des personnes lambda.


Enfin, j'ajouterai que vouloir conserver les valeurs traditionnelles du mariage, c'est bien beau. Attends, c'est quoi déjà ces valeurs traditionnelles ?

 

"Promettez-vous à votre femme / votre mari de l'aimer, de la / le respecter et de la / le protéger..."
Mmmmouais...


"... de vivre avec elle / lui dans la vérité, de lui demeurer attaché(e) dans les bons et les mauvais jours (ça veut dire tout le temps, les gars, pas juste quand ça vous arrange), dans la prospérité et la détresse, dans la santé et la maladie...
Mmmmfffbof...


"... et de lui rester fidèle jusqu'à ce que la mort vous sépare ?"
WHAHAHAHAHAHAH, pardonnez-moi mais je ris.


"En conséquence de vos déclarations et de vos promesses, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, vous êtes unis par les liens indissolubles du mariage et nous implorons la bénédiction blabla blabla blablabla" (ils ne disent pas réellement blablabla, hein.).

 

 

http://img854.imageshack.us/img854/9724/googlery.png

 

 

 

COMBIEN de couples sur cette Terre respectent ces principes à la lettre, hein combien ?

Nous serons donc d'accord pour dire qu'aujourd'hui le mariage ce n'est plus ni très religieux, ni très solennel, ni très rien de ce que c'était à la base de la base; c'est surtout un bon gros moyen de faire la fête en blanc, d'avoir une bague et de manger des gâteaux, de s'assurer une sécurité matérielle et accessoirement de changer sa situation amoureuse sur Facebook (ça fait engagé dans la vie).

 

Donc l'excuse "conserver les valeurs traditionnelles du mariage" n'en est pas une.

 

 

Je ne prétends pas résoudre tous les problèmes qui tournent autour de ce sujet, mais j'avais franchement envie d'écrire un article à propos.

En attendant, voilà toujours  le lien du site du Refuge pour ceux que ça intéresse.

 

 

 

NB: Droit à la différence, droit à l'indifférence ! Clique ici pour lutter contre l'homme aux phobies déplaisantes !

 

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 15:28

 

N'ayant pas hérité d'une patience à toute épreuve, ayant hérité par contre d'une tendance à s'indigner de façon fréquente, il y a, dans la vie, et plus particulièrement dans ma vie, de nombreuses choses qui me posent régulièrement quelques problèmes. Je dis "dans ma vie", comprenez "dans ma vie quotidienne, autour de moi". Car si je commence à parler ici des problèmes syriens, des inégalités et des injustices mondiales, contre lesquelles s'insurgent la majorité des gens, dont moi, et c'est bien normal, je pourrais établir une classification alphabétique de toutes les horreurs du monde contre lesquelles il faut s'indigner, et malheureusement la liste est si longue que la lire reviendrait, en terme de temps, à regarder en boucle la trilogie du Seigneur des Anneaux en version longue pendant au moins une semaine.

 

J'en resterai donc pour le moment à la sphère privée et quotidienne.

 

Ca m'énerve. De me rendre compte qu'on peut désormais acheter des richesses virtuelles pour les jeux facebook à la Fnac (et que contrairement à ce qu'on pourrait espérer en croyant très très très fortement en l'espèce humaine, OUI, il y a des gens qui achètent ça, j'ai demandé à la dame de la caisse).

 

Ca m'énerve. Les rires enregistrés dans les séries. Comme si on était des moutons à qui il faut indiquer à quel moment c'est drôle et pendant combien de temps, et à quelle intensité. Ca me coupe immédiatement toute envie de rire, soit parce que non, définitivement je ne trouve pas ça marrant, soit parce que j'ai un fort esprit de contradiction; et dans les rares autres cas, c'est assez chiant d'entendre une multitude de rires mécaniques et artificiels se mêler au sien (même s'il dispose peut-être d'un fort potentiel mécanique et artificiel.. Mais je ne pense pas que ce soit mon cas).

Mais bon apparemment ça marche bien, c'est comme les sketch de Chevallier et Laspalès ça, je comprendrai jamais pourquoi !

 

Ca m'énerve. Les politiques qui se donnent des grands airs et utilisent des mots compliqués, substituant ainsi bien souvent la forme au fond, alors qu'ils répètent tous la même chose, les mêmes termes, parlent de la même façon et utilisent les mêmes gestes. J'aime la politique lorsqu'on s'adresse à moi en tant qu'interlocuteur, pas comme un spectateur qui regarde un comédien réciter son monologue sagement appris par coeur. J'aime quand les problèmes et les solutions sont expliqués de manière concrète, simple, sans fioritures, sans la forme "pour faire bien", sans cet air prétentieux qui se croit au dessus des autres. J'aime rarement les meetings. A part si Catherine Lemorton est là, mais elle c'est pas pareil. Ou s'il y a un buffet gratuit à la fin, mais là c'est encore moins pareil.

 

 

Je pourrais encore vous parler des blagues "le comble de"; des vieux qui font des bruits de bouche de façon un peu trop régulière et surtout un peu trop chiante; des motos qui démarrent et des bébés qui braillent; des gens qui disent "tu comprendras plus tard" ou "c'est bien, t'as de l'espoir, tu verras quand t'auras mon âge" (AYEZ DE L'ESPOIR, nom de dieu !), des chrétiens qui m'abordent dans le métro "excusez moi de vous déranger mais je suis chrétien, savez-vous ce que dit la Bible à propos de l'homosexualité ?"; je pourrais aussi vous dire que ça m'insupporte de savoir qu'il y a encore des gens qui pensent que les étrangers ne devraient pas voter (citation de : Le vieux con de la place où je milite pour le PS, à propos de : la France et ses problèmes); que je déteste les regards dédaigneux des bonnes femmes sapées en bleu marine, persuadées qu'avec leur coupe au carré, leur tailleur beige et leur plumeau coincé dans le cul, elles valent mieux que tout le monde; que je n'en peux plus de devoir me taire face aux pauvres types qui m'abordent dans la rue le samedi soir avec la politesse d'une brosse à chiottes, parce qu'avec tout ce qu'on entend j'ai un peu peur des fois de me faire taper / violer / séquestrer dans une cave / ou juste emmerder, rayez les mentions inutiles...

 

 

 

Oui, décidément il y en a des choses qui m'insupportent, et qui en insupportent sûrement plus d'un, mais cet article plein de râlerie n'a de poids que si d'autres râleurs viennent s'insurger avec moi contre toutes ces petites choses injustes et dégueulasses qui s'abattent sur notre quotidien comme des poux sur la tête d'un clochard.

 

 

 

NB:  Pour empêcher les gens d'être cons, les bébés de brailler et les motos de démarrer, clique ici.

 

 

 

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 01:26

 

Oui. Aujourd'hui c'est un deubeul parce que j'ai envie d'être cool et puis surtout je profite d'avoir une soirée de vie pour tenter de me rattraper de poster si peu souvent, car le bureau des plaintes a été largement sollicité ces derniers temps.

 

 

Je suis décidément très inspirée aujourd'hui car pour la première fois depuis longtemps je suis sortie en journée, et la lumière du soleil n'a pas fait partir mon corps en particules de fumée: joie ! Je ne dois pas avoir encore passé suffisamment de temps dans les ténèbres.

 

 

Je suis sortie et ça devait faire longtemps que j'avais pas rempli mon quotat de relous parce que j'ai franchement enchaîné aujourd'hui.

Le meilleur, c'était ce mec qui a insisté des heures pour avoir mon numéro et me raccompagner chez moi. Je n'arrive pas à savoir s'il était gentil et collant ou simplement intéressé et chiant.

Oui, bon. Parce qu'il faut pas se leurrer. Dire "je te trouve belle" à quelqu'un que l'on a rencontré il y a cinq minutes, si on ajoute à cela un "tu viens manger chez moi ce soir ?", ça veut juste dire: "tu m'plais pas mal, j'ai envie de tirer un coup." En gros, c'est un compliment intéressé, donc il n'a aucune valeur.

Les filles étranges, ça doit attirer les gens. Mes cheveux verts sont entre autre censés repousser les relous car ça ne plait pas aux mecs ce genre de choses, mais il y a dû y avoir une erreur dans mon programme parce que ça ne marche pas du tout. Pour trouver une comparaison coloriquement proche, c'est comme si j'avais de la salade sur la tête et que tous les relous étaient des escargots affamés.

 

 

Bref, les compliments tout faits, ça fait du bien à l'ego sur le coup... et puis on a très vite la désagréable sensation d'être un morceau de viande.

 

 

Ne me dites pas que je suis belle, dites moi que vous avez envie de baiser. Ca me permettra de comprendre plus rapidement que c'est l'heure pour moi de m'enfuir très loin de vous.

 

 

 

NB: Pour obtenir un patch anti-relous, clique ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

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